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Big Brother Awards : Google écope d’un « prix » pour ses actions en 2007

Pour la huitième année en France, Privacy International et ses partenaires viennent de décerner des « Big Brother Awards » aux institutions, sociétés ou personnes dont ils estiment qu’elles se sont « distinguées par leur mépris du droit fondamental à la vie privée ou par leur promotion de la surveillance et du contrôle des individus ».

Premier constat, Nicolas Sarkozy, en lice en 2006 pour son action en tant que ministre de l’Intérieur, est désormais « exclu de la compétition, en raison, cette année, de sa ‘prédisposition génétique’ aux atteintes à la vie privée et aux libertés ». L’intéressé, considéré comme un « multirécidiviste des atteintes à la vie privée », bénéficie aussi, selon eux, de son « immunité présidentielle ».

Dépourvus d’excuse génétique à « leurs comportements dignes de Big Brother« , plusieurs institutions et personnalités ont en revanche été épinglées. A commencer par Google qui reçoit un « Orwell Ensemble de son oeuvre » pour la surveillance qu’il impose aux « internautes du monde entier », selon les membres du jury. Et aussi pour son refus de « se soumettre aux lois européennes », pour « censurer politiquement des résultats » et « sélectionner de façon subjective des sources d’actualités ».

Elus, entreprises et médias

Dans la catégorie « Orwell Etat & élus », le Conseil constitutionnel arrive lui en tête du classement pour avoir validé « le principe de la ‘rétention de sûreté’, et n’avoir pas joué son rôle de garant des institutions et de l’Etat de droit ». Tandis que du coté des entreprises, « Les prototypes de drônes Quadri-France (du patron de Taser France) et Elsa (expérimenté par le ministère de l’intérieur), ont largement emporté les suffrages du jury, choqué de voir ainsi banaliser de tels engins, a priori militaires, aux fins de surveillance des populations civiles ». Devant le dossier médical personnel (DMP) ou Denis Olivennes pour la mise au point de la loi DADVSI de lutte contre le piratage.

En région, « Claude Journès, président de l’université Lyon-II et professeur de sciences politiques spécialisé dans l »analyse comparée des politiques policières’, [… ] emporte le prix Orwell Localités pour faire de ‘son » université un laboratoire de test des technologies de contrôle et de surveillance, et de ses étudiants des cobayes, au point d’aller faire le coup de poing contre les moins dociles d’entre-eux ». Enfin, l’émission Envoyé Spécial, diffusée sur France 2, récolte un « Orwell Novlang » pour son reportage « Expulsion mode d’emploi », jugé « complaisant ».

Reste un prix plus « positif », lui, qui est le « Prix Voltaire de la vigilance ». Il vient d’être décerné au collectif Refus ADN, regroupant des personnes qui refusent de se soumettre au prélèvement génétique de plus en plus souvent imposé aux « suspects ».

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