Confronté à un net recul d’activité sur le marché des smartphones, BlackBerry approfondit sa stratégie logicielle.
Après avoir concentré ses efforts sur son service de messagerie instantanée, le constructeur canadien renoue avec la question cruciale de l’ouverture à Android. Un chantier initié l’année passée avec l’intégration, au sein du système d’exploitation BlackBerry 10, d’un moteur d’exécution des applications développées pour l’OS mobile de Google.
Un an plus tard, l’offre a pris du volume, mais elle reste loin derrière l’App Store d’Apple et le Play Store de Google, qui dépassent tous deux le million de titres. Il faut dire que le procédé de soumission des applications est assez fastidieux : les développeurs Android doivent impérativement réaliser une conversion manuelle de leurs fichiers .apk vers le format propriétaire .bar.
Selon le site média Good e-Reader, présent au dernier CES de Las Vegas, ces contraintes pourraient bientôt être assouplies. BlackBerry aurait pris contact avec plusieurs studios de développement pour les inviter à intégrer leurs outils de productivité et de divertissement directement dans BlackBerry World, sans modification, aussi longtemps que les applications sont compatibles avec les smartphones de 4 à 6 pouces.
Pour soumettre leurs productions, il leur suffira de créer un nouveau profil et d’ajouter une description accompagnée de captures d’écran. Côté utilisateur, le téléchargement s’effectuera comme s’il s’agissait d’applications natives. La prochaine mise à jour de BlackBerry 10 permettra par ailleurs d’installer des .apk directement depuis l’explorateur de fichiers. Une question reste en suspens : celle du support des téléphones de moins de 4 pouces. C’est-à-dire plusieurs modèles disposant d’un clavier physique, comme le Q5 et le Q10.
Rappelons que pour créer des applications BlackBerry « natives », les développeurs ont le choix entre du code C/C++, du HTML5 (HTML, JavaScript, CSS), la plate-forme Flash (avec Air et ActionScript) et l’offre QML (JavaScript + QT). Ils disposent également de l’outil hébergé App Generator, destiné à la gestion du cycle de développement, jusqu’à la publication.
—— A voir aussi ——
Quiz ITespresso.fr : incollable sur Android ?
L’IA générative excelle dans plusieurs cas d’usage, notamment dans l’analyse, la recherche et la synthèse…
Trop tôt pour envisager d'acquérir un PC Copilot+ ? Les roadmaps d'Intel et d'AMD peuvent…
Dévoilés lors du CES 2025, les PC Copilot+ au format convertible restent encore limitée dans…
Les fonctionnalités de Gemini sont intégrées dans la suite bureautique Google Workspace. Conséquence : les…
Au CES 2025, les principaux constructeurs ont annoncé l'arrivée des ordinateurs de bureau dotés de…
Equipés de NPU, les PC Copilot+ peuvent déployer des LLM en local. Un argument suffisant…