L’administration américaine a rendu public un document de 25 pages faisant office de doctrine en matière de cyber-sécurité et d’expression sur Internet.
Présenté par Hillary Clinton, le procureur fédéral Eric Holder et le Monsieur cyber-sécurité de la Maison Blanche Howard Schmidt, ce document révèle que les Etats-Unis n’hésiteront pas à faire usage de la force militaire en cas de cyber-attaques menaçant sa sécurité.
« Une nouvelle ère mondiale d’engagement et de vigilance a commencé sur le Web », a déclaré Eric Holder ce 16 mai à Washington. « C’est le début d’une conversation entre et au sein des gouvernements mais également dans le secteur privé », a ajouté Howard Schmidt. Les acteurs de ce plan prévoient une coopération internationale accrue contre la cyber-criminalité.
Parallèlement à cette approche policière, Hillary Clinton a reconnu les mérites indéniables d’Internet dans la promotion de la liberté et de la démocratie.
Le Web « doit être ouvert, libre et accessible, et est un outil de développement économique pour tous les peuples », prône la secrétaire d’Etat, rappelant les efforts des Etats-Unis pour garantir l’accès au Web dans les pays où règnent la censure et un contrôle important de la population.
Dans le détail, le plan américain prévoit de mettre l’accent sur l’interpellation et la mise en examen des cyber-criminels, la protection de la propriété intellectuelle, et la surveillance de l’activité en ligne des réseaux terroristes. De son côté, le Pentagone estime qu’une cyber-attaque d’ampleur contre les Etats-Unis doit être considérée comme toute autre menace, et que si les options diplomatiques sont épuisées, le pays pourra recourir à la force militaire pour se défendre.
Cette stratégie « n’est pas incarnée par un ministère ou une agence », précise Howard Schmidt, « c’est un principe fondateur au sein de notre gouvernement. »
De fait, de nombreux responsables de l’administration américaine ont assisté à l’événement, dont le principal conseiller du président Obama pour l’antiterrorisme, John Brennan, le ministre de la Justice Eric Holder, la ministre de la Sécurité intérieure Janet Napolitano et le secrétaire au Commerce Gary Locke.
Le document présenté ce 16 mai ressemble plus à une feuille de route, puisqu’il n’a pas de valeur légale ni contraignante. Il ne fixe en outre aucun objectif en termes de dates, notamment pour la conclusion d’accords avec d’autres pays.
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