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La France au tempo d’Amazon Cloud Player

Dans le sillage d’Apple iTunes Match, mais en avance sur Google Music, Amazon étend à la France son offensive sur le front du streaming.

Le groupe pionnier du commerce électronique exporte hors des Etats-Unis son écosystème Cloud Player, lié à une interface Web ainsi qu’à des applications mobiles pour iOS et Android.

Depuis ce 31 juillet, écho à cette volonté d’en faire un pilier du divertissement numérique, le service est indépendant, dissocié du Cloud Drive dont il constituait jusqu’alors une simple composante.

Sur un principe comparable à celui d’iTunes Match et Google Music, l’utilisateur peut stocker en ligne sa bibliothèque musicale pour la diffuser par Internet (via un navigateur) ou grâce à des applicatifs mobiles, dont l’un spécifiquement élaboré pour les tablettes Amazon Kindle Fire.

Dans sa version gratuite, Cloud Player peut héberger jusqu’à 250 fichiers, peu importe leur taille. La seule déclinaison payante, affichée à 24,99 euros par an, relève cette limite à 250 000 fichiers, sans palier intermédiaire.

A titre comparatif, pour le même tarif, iTunes Match se révèle dans l’absolu moins généreux : 25 000 chansons au maximum, ce qui représente tout de même plus d’un millier d’albums.

A noter toutefois que cette apparente générosité n’est pas sans dissimuler les perches habilement tendues vers la boutique d’Amazon (singles à partir de 99 centimes ; albums à 7,99 euros).

Pour le reste, dans leurs grandes lignes, les fonctionnalités de Cloud Player s’apparentent à celles des services concurrents.

Un client de bureau basé sur Adobe AIR (compatible avec Windows XP, Mac OS X 10.6 Snow Leopard et ultérieurs) importe le répertoire musical de l’utilisateur, qui peut scanner manuellement certains dossiers ou opter pour l’analyse automatique des bibliothèques iTunes / Windows Media.

Amazon Cloud Player tente alors d’établir des correspondance avec sa propre base de données, qui regroupe 20 millions de titres, fruits de négociations avec EMI, Sony Music, Universal et la Warner, au même titre que « plus de 150 distributeurs indépendants, agrégateurs et éditeurs« .

S’il y a concordance avec un titre scanné, il n’est pas téléversé : s’y substitue une copie encodée en MP3 sans DRM à 256 Kbit/s, issue des serveurs d’Amazon. Les autres fichiers sont importés normalement.

Jusqu’à 10 terminaux sont connectables à un compte utilisateur. La reconnaissance des tags ID3v2 est effective, mais les DRM ne sont pas supportés, tout comme le .ac3, le .ape, le .m4p et les fichiers de plus de 100 Mo.

Même constat pour les sonneries, podcasts et livres audio.

Amazon semble détenir les clés pour opposer, dans l’Hexagone, une farouche résistance à l’hégémonie d’iTunes Match.

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