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Les Beatles au centre d’une bataille entre EMI et BlueBeat.com

Il fallait oser. BlueBeat.com, un service américain de musique en ligne (streaming et téléchargement), propose d’écouter puis d’acquérir au format MP3 des titres des Beatles (25 cents l’unité) alors qu’EMI, la maison de disques d’origine britannique qui est propriétaire des droits, n’auraît jamais pas donné de feu vert pour ce type d’exploitation.

Mercredi, EMI a confirmé qu’une plainte avait été déposée en Californie à l’encontre de la société exploitante de BlueBeat.com pour violation de la loi sur les droits d’auteur.

C’est EMI qui détient les droits du catalogue des Beatles. Tandis que le label Apple Corps, géré par Paul McCartney et Ringo Starr et les veuves de John Lennon et de George Harrison, gère le volet de la distribution.

En l’état actuel, la politique de distribution numérique est ultra-sélective. Même Apple, la firme de Steve Jobs, et sa boutique en ligne iTunes, leader dans la vente de titres de musique en ligne, ne possède pas de droit de distribution.

Néanmoins, les lignes commencent à bouger : à la rentrée, EMI et Apple Corps ont ré-édité tous les albums des Beatles dans des versions remastérisées. Et ils vont proposer pour les fêtes de fin d’année des clefs USB spécial Beatles avec des morceaux remasterisés, des clips, des photos ainsi que des mini-documentaires.

Qui se cache derrière BlueBeat.com ? Le service est apparue en juillet 2004 sous la forme d’une radio Internet. Il est présentée comme une filiale du groupe Media Rights Technologies (MRT, ex- Music Public Broadcasting), fournisseur de solutions pour authentifier les fichiers et en vérifier leur accès (copy-control) et de logiciels de « super distribution » (gestion de la création de contenus numérique et politique des licences).

En 2007, MRT n’avait pas hésité à initier des procédures contre Microsoft (Vista  OS), Adobe (Flash Player), Real Networks (Real Player) et Apple (iTunes et iPod) considérant que ces acteurs ne respectaient pas le Digital Millennium Copyright Act (DMCA) ou les droits de propriété intellectuelle. Et que cette attitude l’empêchait de développer son propre business de contrôle d’accès aux contenus sous copyright.

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