Le rachat de Colis Privé par Amazon a l’air de prendre l’eau. Détenant depuis 2014 25% du capital du prestataire français de livraison, le groupe américain s’était déclaré intéressé pour finaliser l’acquisition des 75% restants afin notamment de gagner en indépendance sur le secteur très convoité de la livraison de colis.
Un dossier dans ce sens avait d’ailleurs été déposé auprès de l’Autorité française de la concurrence le 22 février, chargée de superviser les conditions de ce rachat.
Mais Amazon a confirmé aux Echos que cette opération de croissance externe tombe pour l’instant à l’eau, pour « des raisons extérieures à Amazon et indépendantes d’Amazon », a confirmé à porte-parole du groupe. En cours d’instruction auprès de l’Autorité de la Concurrence, cette notification a été soudainement retirée par l’e-commerçant, alors «[…] que les négociations devaient se poursuivre dans le cadre de l’ouverture prochaine de la phase 2 ».
Pour quelles raisons ? Le régulateur français avance deux hypothèses pour expliquer ce revirement soudain : l’obligation de nommer un mandataire « pour contrôler les engagements pris par l’entreprise prenant le contrôle d’une autre », et « le fait que ces engagements doivent être pris par la maison mère, en l’occurrence Amazon Monde, et non par une filiale ».
Fondé en 1993 sous le nom de Distrihome, Colis Privé compte notamment parmi ses clients Yves Rocher, Asos, Cyrillus, Pixmania, Vertbaudet, BeautéPrivée ou Atlas for Men.
Localisée dans les Bouches-du-Rhône et dirigée par Éric Paumier et Frédéric Pons, l’entreprise livre 35 millions de colis par an (via 9000 points relais partenaires, dans des casiers de retrait ou à domicile) dans un délai de 24 à 48 heures par un réseau de 1 700 livreurs.
De son côté, Amazon, depuis plusieurs mois, ne cache pas son ambition de jouer la carte de l’indépendance sur toute la chaîne logistique, en France comme aux Etats, où l’e-commerçant met sur pied son propre service de fret aérien.
L’acquisition de Colis Privé aurait représenté une double opportunité pour le groupe américain : ne plus dépendre de ses prestataires actuels en matière de livraison de colis, comme les mastodontes UPS, DHL ou FedEx, et mettre la pression sur les prix en France sur La Poste, son principal prestataire dans l’Hexagone.
Colis Privé doit maintenant trouver un nouveau souffle. Ce rachat aurait pourtant représenté une belle opportunité : Colis Privé aurait conservé ses clients actuels en plus d’Amazon, soit un potentiel de croissance inespéré en termes de livraison de colis.
Crédit image : Frank Gaertner – Shutterstock.com
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