De StatCounter à AT Internet, les considérations et les indices de mesure varient, mais le constat est univoque : Google Chrome connaît une dynamique d’adoption sans égale sur le marché européen des navigateurs Web.
Avec à son actif 27,2% du trafic enregistré au mois d’août 2013 sur un échantillon de 8036 sites audités dans 23 pays, le voici désormais positionné en tête du palmarès.
Sa progression de 5,6 points en un an – soit environ 0,5 point par mois – contraste avec le déclin du butineur de Microsoft, lequel a perdu près de 9 points de marché su la même période (c’est-à-dire plus de 0,7 point par mois), pour s’établir aujourd’hui à 26,4% des visites.
La montée en puissance de Google Chrome contrarie aussi la progression de Firefox, qui accuse un recul de 3 points en un an (21,3%).
Sur les plates-formes mobiles (smartphones, tablettes), l’enjeu est tout autre.
Chrome prend du galon de par son intégration avec Android, mais son principal concurrent reste Safari, détenteur de près de la moitié du marché.
Le navigateur d’Appple tire d’ailleurs son épingle du jeu en accaparant, au global, plus d’une visite sur six (17,8% du trafic) en Europe au cours de ce mois d’août 2013, pour une croissance moyenne de 0,38 point par mois sur un an.
Il occupe même la première place au Royaume-Uni, plébiscité par 33,8% des internautes, contre 25,9% pour Internet Explorer… et 24,2% pour Chrome, dont la prestance est plus tangible en France (28,1%).
Le particularisme allemand reste toujours majoritairement attaché à Firefox, qui conserve 38,2% de l’audience, malgré un repli annuel de 2,9%. Chrome n’apparaît qu’au 4e rang (13,9%), derrière Internet Explorer (26,1%) et Safari (14,4%).
Déjà surpuissant sur le secteur de la recherche et de la publicité en ligne (une part de marché estimée à plus de 30% avec un chiffre d’affaires qui devrait, selon eMarketer, s’élever à 32,73 milliards en 2013), Google s’empare peu à peu du marché des navigateurs.
On notera toutefois ce décalage significatif entre les conclusionsd’AT Internet et celles de StatCounter, qui estime que la passation de pouvoir sur le Vieux Continent est déjà effective depuis juin 2012 (voir ci-dessous, Chrome étant représenté par la courbe verte ; l’orange pour Firefox ; le bleu pour IE).
La tendance actuelle pourrait s’inverser avec l’arrivée d’Internet Explorer 11. Cette nouvelle version dite « 30% plus rapide que la concurrence » sera livrée, à compter du 17 octobre, avec Windows 8.1.
Elle intègrera une palette d’outils multimédias, une meilleure accélération matérielle avec WebGL et des nouveautés à destination des développeurs Web, pour faciliter le diagnostic des erreurs et accélérer leur correction dans le code source des pages et/ou applications.
—— A voir aussi ——
Quiz ITespresso.fr : connaissez-vous bien les différents navigateurs Web ?
Crédit illustration : Pushkarevskyy Bogdan – Shutterstock.com
Crédit logo : Google
Les dernières migrations de Windows 10 vers Windows 11 vont accélérer l'adoption des PC IA. Mais des…
L’IA générative excelle dans plusieurs cas d’usage, notamment dans l’analyse, la recherche et la synthèse…
Trop tôt pour envisager d'acquérir un PC Copilot+ ? Les roadmaps d'Intel et d'AMD peuvent…
Dévoilés lors du CES 2025, les PC Copilot+ au format convertible restent encore limitée dans…
Les fonctionnalités de Gemini sont intégrées dans la suite bureautique Google Workspace. Conséquence : les…
Au CES 2025, les principaux constructeurs ont annoncé l'arrivée des ordinateurs de bureau dotés de…