WikiLeaks a annoncé la publication progressive de 5 millions d’e-mails internes de Stratfor du nom d’une société américaine de renseignement et d’analyse stratégique.
Fin 2011, elle avait déjà été la cible d’un piratage organisé par le réseau Anonymous.
Le fichier disponible via WikiLeaks a été baptisé « Petits papiers du renseignement mondial« .
La plate-forme de publication anonyme de fichiers confidentiels prétend que ces mails vont révéler « un réseaux d’informateurs, de structures de versement de pots-de-vin, de techniques de blanchiment d’argent et de méthodes psychologiques » employés par Stratfor.
Selon Gizmodo.fr, les échanges de mails concernaient des firmes multinationales (Lockheed Martin, Northrop Grumman ou Raytheon), des agences gouvernementales comme le Département d’Etat, la sécurité intérieure (Homeland Security), le corps des Marines et l’agence de renseignements pour la Défense.
« Ce qui est très préoccupant, c’est que (cette entreprise) surveille entre autres des organisations militantes qui se battent pour une cause juste« , a déclaré Julian Assange, porte-parole de WikiLeaks, à Reuters.
Pour collecter ses renseignements, Stratfor a monté un réseau digne de la CIA, incluant agents gouvernementaux, diplomates, journalistes et des taupes au sein des grandes entreprises.
Ils étaient payés à travers des comptes bancaires suisses et des cartes de crédit prépayées.
Mais Stratfor n’hésiterait pas à employer des méthodes peu orthodoxes :
« Vous devez réussir à le contrôler. Ce contrôle pourra être d’ordre financier, sexuel ou psychologique… Cela est destiné à lancer notre discussion sur la prochaine étape vous concernant. » — George Friedman, P-DG, à Reva Bhalla, analyste chez Stratfor, le 6 décembre 2011, à propos de la façon de tirer parti d’un informateur israélien fournissant des informations sur l’état de santé d’Hugo Chavez, Président du Venezuela, » peut-on lire sur le communiqué diffusé par WikiLeaks.
Les activités de Stratfor dépassent le renseignement.
Shea Morenz, alors Directeur général de la banque d’affaires Goldman Sachs, et George Friedman, P-DG de Stratfor, les ont utilisés dès 2009 « pour créer un fonds d’investissement stratégique captif » nommé StratCap.
« Le but de StratCap est d’utiliser les renseignements et les analyses de Stratfor pour faire du trading dans toute une gamme d’instruments géopolitiques, incluant les obligations gouvernementales, les devises, etc. « , révèlerait un mail rédigé par George Friedman.
Le couperet est tombé : le patron de Stratfor a démissionné, laissant les commandes à son bras droit Fred Burton.
Fin décembre 2011, un groupe lié à Anonymous avait piraté les serveurs de Stratfor et publié les identités et données bancaires des clients de Stratfor (comme l’US Air Force, Apple, MSNBC, Al-Jazeera English ou la Police de Miami).
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