WikiLeaks a commencé à publier mardi 29 novembre ses « Spyfiles« , un fichier de 1100 documents internes, prospectus publicitaires et modes d’emplois pour des systèmes de surveillance et d’interception des communications en ligne.
Source de la fuite : non pas des gouvernements autoritaires, ou même des services d’espionnage occidentaux. Il s’agit en fait de plus de 120 entreprises privées.
La moitié d’entre elles sont d’ailleurs européennes. Dans l’ordre, on en compte 32 américaines, 17 anglaises, 15 allemandes, 10 israéliennes, 8 françaises et 7 italiennes.
Elles vendent leurs solutions à des pays occidentaux sous des régimes démocratiques, mais également à des Etats aux penchants plus autoritaires.
Selon Julian Assange, des logiciels sont vendus sur le marché qui permettent de suivre à la trace tous les possesseurs d’un téléphone portable, ou d’infecter les comptes Facebook d’une population entière d’un pays.
Il s’est exprimé à Londres lors d’une conférence de presse suivie par eWeek UK, tout en restant sous le coup d’une procédure d’extradition vers la Suède pour une affaire de moeurs.
« Ces dix dernières années, les systèmes pour la surveillance de masse, sans distinction entre les citoyens, sont devenus la norme« , s’inquiète le cyber-activiste.
En France par exemple, les accusations portées en août contre Amesys sont de nouveau relancées.
Des courriels internes publiés par WikiLeaks montreraient que la filiale sécurité de Bull a activement aidé le gouvernement libyen dirigé par le colonel Kadhafi à surveiller les communications électroniques des opposants du régime, situés en Lybie mais aussi en Europe, souligne OWNI.
Le site média 2.0 a élaboré une carte du monde pour localiser les sociétés qui conçoivent et commercialisent ces « armes de surveillance massive« .
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